Camping sauvage et bivouac en question
Si le bivouac peut laisser croire qu'il s’affranchir des textes, c'est uniquement dans la forme et dans l'esprit. Réglementairement, il fait référence aux mêmes textes et obligations

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Simple pratiquant ou bien organisateur de randonnées accompagnées il semble nécessaire que tout à chacun puisse prendre bien soin de ses itinéraires et et de cheminements qu'il emprunte lors de ses étapes d'un point à A à un point B et plus encore pour les points d'escales pour ses nuits.

L'organisateur de randonnées accompagnées est concerné plus encore par les informations suivantes. Car bénévole ou guide rémunéré, l'action d'accompagner des pratiquants est le résultat d'un accord comprenant des notions de responsabilités exprimées dans contrat, ou induites ou de fait, envers ces personnes auxquelles il fera vivre une expérience itinérante.

C'est pourquoi la prudence s'impose.

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De nos jours, l'essor du sentiment de liberté, de la recherche d'aventure, de la proximité avec la nature et des économies d'hébergement, le bivouac, comme le camping sauvage, semble présenter de nombreux avantages.... mais vraiment pas pour tous.

Vous vous interrogez sur la notion de bivouac ?

Cette notion est une notion encore (trop) flou à ce jour en dehors des massifs de montage. Il est admis qu'un bivouac s'exerce pour passer une nuit avec une installation légère (tarp, toile tendue, hamac, petite tente légère) montée après le coucher du soleil et sortie au lever du soleil, par défaut d'hébergements accessibles à proximité (gîtes ou refuges complets, éloignement, isolement, ....). La nuit à la belle étoile ne dispense pas du rangement de ses effets dans le même esprit.

Le bivouac se distingue du camping, qui lui est pratiqué avec une tente montée et laissée sur place au-delà des horaires qui encadre la nuit, et pouvant être présente le jour, voir la nuit suivante, impliquant la notion de séjour, même court.

Le camping sous tente (et donc le bivouac) peut être librement pratiqué en France avec l’accord de celui qui a la jouissance sous réserve, le cas échéant, de l’opposition du propriétaire.

Mais les textes réglementaires fixent cependant des limites à cette  liberté. C’est ainsi que la pratique du camping est interdite :

  • sur l’emprise des routes et des voies publiques
  • sur les rivages de la mer
  • dans les sites classés ou inscrits  et dans les zones de protection des monuments historiques, du patrimoine architectural et urbain, des monuments naturels et des sites dans les réserves naturelles
  • dans les périmètres de protection des points d’eau captée pour la consommation
  • dans certaines zones fixées par arrêtés pris par les Maires (au nom de la commune ou de l’État).

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Les interdictions sont d'ordre public, comme toutes les règles d'urbanisme. Peu importe l'accord donné par le propriétaire à des occupants.

Les interdictions prises par ces arrêtés ne sont applicables que si elles ont été portées à la connaissance du public par affichage en mairie et par apposition des panneaux réglementaires aux points d’accès habituels vers les zones interdites.

Attention : La notion de camping sauvage.... sans autorisation et de bivouac non autorisé met en péril les randonneurs au regard d’événements imprévisibles sur la zone occupée sans autorisation, tels un incendie, une chute d'arbre par le vent, l'impact de la foudre, le passage d'une battue ou l'arrivée d'un propriétaire énervé...

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Dans notre PNR des Landes de Gascogne, au delà de l'autorisation d'un propriétaire du foncier concerné, le bivouac est déconseillé au regard de la fragilité des milieux d’intérêt patrimonial inscrit dans la charte du Parc (traduites dans le Plan de Parc), le plus souvent près de ruisseaux, aulnaies, aux sols humides, tourbeux, moussus.... Zones où le bivouac peut avoir un impact fort (tassements, fragilisation de talus, rupture de passage de faune...)

Par ailleurs, la pratique peut être déconseillée, voir interdite partout au regard du risque incendie très présent dans le massif des Landes de Gascogne, correspondant aux périodes oranges, rouges ou noire (www.feuxdeforet.org)

Bivouac autorisé à Trensacq (40)

Dans le site inscrit de l'ensemble de la vallée de La Leyre, le camping sauvage est interdit (et le feu). C'est la raison pour laquelle des zones sont aménagées depuis longtemps par les communes pour accueillir (simplement) les randonneurs légers sur des zones dédiées. Ces zones de bivouac autorisé sont rustiques, et idéales pour l'escale nature : Airial de Mexico (Commensacq), aire en aval du pont de la Pouloye (Trensacq), zone de Testarrouman (à Pissos), airial de Lavigne (Moustey), aire de Bernet (Belin-Béliet).

Photo de droite : PHOTO de droite : zone de bivouac autorisé sur l'espace communal de Trensacq, pont de la Pouloye.

Voir la rubrique : haltes nautiques sur la Leyre et munissez-vous de la fiche Rando-Camping sur La Leyre, et contactez un des pro Ambassadeurs de l'itinérance

Ils peuvent vous conseiller, vous glisser les bons plans, les trucs et astuces et les bonnes pratiques....

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Sur le territoire, des propriétaires de lieux habités, avec de grands espaces privés, gérés par des acteurs publics ou privés, engagés avec le Parc ou les communes du Parc pour un accueil sensible, respectueux, discret et mesuré, peut permettre d'envisager des haltes moins sauvages, sans doute, mais plus en cohérence avec un tourisme expérientiel intégré ... et surtout durable !

Car l'essor de la pratique et de la fréquentation tout azimut peuvent, par excès, menacer les pratiques elles-mêmes, qu'elles soient organisées ou non ...

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